[Lecture] Fondation, le chef d’oeuvre de la science-fiction !

Avant de commencer cette chronique, une petite musique pour se mettre dans l’ambiance…

Le cycle de Fondation, Tome 1 : Fondation

Par Isaac Asimov

Édition originale (vo) : 1951, Gnom Press

Traduction française aux éditions DeNoël en 2006, puis chez Folio SF en 2009, puis pour la présente édition réunissant les trois premiers tomes : 2015 chez Folio SF

Genre/thèmes : Science-fiction / guerre, espace, religion, commerce, science

Traduit de l’américain par Jean Rosenthal & Philippe Gindre

Nombre de pages : 282 (le livre entier réunissant les 3 tomes : 829)

Grâce à la psychohistoire qu’il a inventée, Hari Seldon prévoit l’effondrement de l’empire galactique, suivi d’une ère de ténèbres de trente mille ans.

Seule solution pour réduire cette période à mille ans : la Fondation. Mais celle-ci a de nombreux et puissants ennemis…

Fondation, T1
Isaac Asimov
Éditions Folio SF, 2015

22 000 ans plus tard qu’aujourd’hui.

25 millions de planètes.

1 trillion d’êtres humains.

Isaac Asimov ne fait pas les choses à moitié et vise haut pour son cycle de Fondation. C’est toute une organisation, tout un empire qu’il reconstruit depuis le début et qui tente de sauvegarder son espèce et ses avancées scientifiques.

À propos de l’auteur…

Né en Union Soviétique en 1920 et mort en 1992, Asimov a grandi aux États-Unis où il a émigré avec sa famille quand il avait trois ans. Il s’est installé à New-York et a passé un doctorat de Physique. Il dit avoir commencé à lire à neuf ans, vendu sa première histoire à dix-huit, et son premier roman à trente. Il a écrit et/ou édité plus de cinq cents titres (romans, livres scientifiques, livres pour enfants, énigmes, livres humoristiques ou encore mythologiques…) Incontestable passionné de l’histoire scientifique, il veut tout comprendre et tout transmettre, et semble prendre cet objectif comme essence de son existence. Je vous mets le lien d’une interview menée sur sa façon de penser le monde et ses possibles futures évolutions…

Fondation, la réinvention d’un empire

Hari Seldon, à l’instar de son créateur, est un génie. Il prévoit l’effondrement de l’empire galactique, évoluant environ 22 000 ans après notre ère, mais pas que. En créant la Fondation, il lui donne pour but de collecter toutes les informations scientifiques et avancées pour sauvegarder l’espèce humaine… Son objectif, dans cette Histoire, est de constituer le noyau du futur nouvel empire qui naîtra.

Quelques personnages clés, des ennemis, des quêtes à suivre pour conquérir les quelques planètes alentour… L’évolution de la Fondation est incontestable.

Après une première tentative de lecture, je me suis sentie trop inculte sur le domaine scientifique pour continuer. Et quelques jours plus tard, je m’y suis remise et n’ai plus décroché jusqu’à la fin.

Pirenne le regarda partir et marmonna entre ses dents : « Quel imbécile ! Il est bête, il est prétentieux, il est…

– Pas du tout, fit Hardin. Il est simplement le produit de son milieu. Sa philosophie se résume à « Moi, j’ai un fusil, et pas vous. » « 

Fondation, T1
Isaac Asimov
Éditions Folio SF (p.69)

Car même si Asimov traite de sujets complexes, à savoir les évolutions scientifiques, l’évolution d’un monde (d’un espace) hors de nos connaissances, ou encore de stratégies et de manipulation pour arriver à la domination sur une population, il permet au lecteur, par son écriture, de bien tout comprendre, faisant en sorte que les personnages soient amenés à résumer la situation à d’autres (procès, ordres militaires…), ainsi le lecteur suit tout ce qui se passe avec une compréhension (quasi-)parfaite. Il ne souhaite pas laisser le lecteur sur le carreau, et c’est pour moi tout ce qui a fait le charme de cette lecture.

Asimov nous embarque dans son aventure, mais avec l’ambition de nous y accompagner, du début à la fin.

Un scénario rondement mené

Quelle histoire, les enfants ! Elle est divisée en cinq parties, chacune présente pour une bonne raison et amenant une nouvelle étape dans l’évolution de cette fondation, si bien qu’on peut résumer l’avancée de l’histoire assez brièvement de façon à bien comprendre. Les situations ont raison d’être là et le lecteur se voit emporté dans un tourbillon de personnages et d’intrigues sans jamais être perdu !!

Le missionnaire tremblait. « Je ne puis aller que là où m’appelle l’Esprit, mon fils. Si les victimes de ténèbres refusent qu’on leur apporte la lumière salvatrice, n’est-ce pas là le signe qu’au contraire il faut la leur apporter de toute urgence ? »

Fondation, T1
Isaac Asimov
Éditions Folio SF (p.213)

Ces personnages sont attachants et j’ai regretté quitter l’aventure de certains d’entre eux… Tandis que m’ont horripilés d’autres. J’en venais parfois à me demander où je me situerais dans un cas similaire, quelle serait ma position et/ou mes réactions quant à telle ou telle situation…

En bref, une lecture enrichissante

Par cette lecture, j’ai appris certains « rudiments » ou « stratégies » concernant les techniques de domination ou d’intimidation (même si elles traitaient ou frôlaient parfois le chantage…) et j’ai aimé avoir des personnages principaux très différents dans leur techniques, pour voir qu’il n’y avait pas qu’un seul moyen de parvenir à ses fins.

Comme d’habitude, vous pouvez trouver l’article de Loane N’Daw très intéressant sur l’auteur, l’article de Révélation Cosmique sur la psychohistoire, L’article de Les Insignifiants, et enfin celui de Lottes of Books.

Gaal Dornick, car tel était son nom, n’était encore qu’un jeune homme fraîchement débarqué de sa planète natale. Un provincial qui n’avait jamais vu Trantor. Du moins, pas de ses propres yeux. Bien des fois, par contre, il avait eu l’occasion de contempler la planète à l’hypervidéo. D’autres fois, un peu moins souvent, en regardant les actualités en tridi, fasciné par le formidable impact visuel de ces images, il avait assisté à un couronnement impérial ou à l’ouverture d’un concile galactique. Bien qu’il eût passé jusque-là toute son existence sur Synnax, une planète en orbite autour d’une étoile située aux confins de la Nébuleuse bleue, Gaal Dornick n’était pas totalement coupé du reste de la civilisation. Ce qu’il fallait comprendre, c’est qu’à cette période-là, dans la Galaxie, nulle planète ne l’était vraiment.

La galaxie comportait alors près de vingt-cinq millions de mondes habités. Et pas une seule de ces planètes n’échappait à l’autorité de l’Empire dont le siège se trouvait alors sur Trantor. Un demi-siècle plus tard, les choses auraient déjà bien changé.

Fondation, T1
Isaac Asimov
Éditions Folio SF (p.15-16)
Ce livre rentre dans le Challenge de l’Imaginaire organisé par Ma Lecturothèque

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