Confinement, réseaux sociaux… Pourquoi je pète les plombs aujourd’hui.

J’ai créé ce blog originairement pour partager mes lectures et écritures. Aujourd’hui, je partage aussi mes films et séries, mes musiques, même des bilans du mois qui, quand j’y pense, finalement, n’intéressent peut-être personne. Et je me dis que peut-être cet article n’intéressera personne, mais j’ai besoin d’écrire tout ça et de le partager, parce que peut-être d’autres ressentent la même chose que moi.

Le piège infernal des réseaux sociaux

Depuis que je suis sur les réseaux, je me pose beaucoup de questions. Pourquoi ces réseaux ? Pourquoi Instagram et cette vitrine de photos qui, au final, n’apprennent trop rien parfois ? Mais surtout, je me demande comment et pourquoi les autres s’intéresseraient à ma vie en tant qu’individu ? Qu’est-ce que je pourrais bien leur apporter ? Je me compare sans cesse aux autres, surtout sur instagram et la communauté bookstagram, et je me trouve toujours « moins bien ». On a tous un côté un peu égocentrique, n’est-ce pas ? Pas un jour ne passe sans que je me pose la question d’arrêter tout ça, je me dis que si un jour, je ne sais pas, Internet implose, que tout est effacé, quelle importance auront tous ces comptes ? Et quels vide et solitude ça laissera ?

Et puis je me dis que j’aime trop partager, voir les lectures des autres, avoir des avis sur les livres que je lis, voir d’autres visions et expériences de lecture. Et je me rappelle que j’aimerais depuis toujours faire des vidéos sur Youtube sur les livres, mais je me rappelle que je m’exprime comme une vieille auto-radio déraillée et je me dis que, non, jamais je ne pourrais faire ça. En créant mon compte bookstagram, je trouvais que 200 abonnés c’était pas mal, mais que 500, ça serait trop bien, et que j’aurais atteint mon objectif. Mais aujourd’hui j’en ai un peu plus de 500 et je trouve ça très peu, au final. J’ai l’impression que cette quête d’abonnés ne s’arrêtera jamais, parce que toujours plus haut, toujours plus loin, et on en veut toujours plus. Si un jour j’atteins les 1 000, j’en voudrais 5 000 ? 10 000 ? Qu’est-ce que ce petit nombre qui défile peut-il bien avoir de si important pour impacter à ce point mon estime de moi-même ?

L’autre jour, une fille m’a envoyé un message sur Instagram en me demandant pourquoi j’avais « unfollow » son compte. Après m’être déjà posée la question du pourquoi et du comment elle avait pu savoir ça, j’ai répondu un message assez sec en lui disant que je suivais qui je voulais, que j’étais libre de ne plus suivre ceux que je ne voulais plus, et que ça lui ferait un abonné fantôme en moins, merci au revoir. Non, je n’ai pas dit le truc sur l’abonné fantôme, mais je n’en pensais pas moins. Je veux dire, c’est quoi ce délire ? Qu’une application existe pour savoir qui a quitté son compte sur Instagram, ça me débecte et, à mon sens, ça prouve bien la mentalité de tous ces réseaux sociaux et leur fonction.

D’un autre côté, j’ai fait de magnifiques rencontres virtuelles, surtout sur Instagram, et j’aime ce lien qu’on peut avoir avec les auteurs, les maison d’édition et l’actualité. Mais… ce côté course au j’aimes, aux abonnés, aux partages… Je le trouve pourri, au sens propre du terme. Peut-être est-ce là juste une jalouse des comptes ultra-connus qui parle, et je me dis que si j’en faisais partie, j’aurais sans doute un discours différent, et c’est en partie en ça que tout ce spectacle me dégoûte, je ne veux pas que mon bonheur et mon accomplissement personnel soit influencé, construit par tout ça.

Bref. Aujourd’hui je suis bêtement énervée car je n’arrive pas à produire de photos aussi belles et intéressantes que d’autres compte, alors que tout ça, c’est très subjectif, et je me déteste de penser ça.

Mais il a aussi autre chose qui m’agace, aujourd’hui, allons-y, c’est le moment de tout lâcher.

L’impact du confinement

Je ne suis pas du genre à me plaindre. L’humanité est menacée par un virus (ET F*CK LES COMPLOTISTES) et nous devons nous confiner, soit. Suivons les gestes barrières pour notre survie, ok. Je suis plutôt du genre casanière, alors avoir une bonne excuse pour rester chez moi, lire et faire ce que j’ai envie, je ne suis pas totalement contre. Surtout que ça commence à cailler.

Sauf que, cette année, je suis en master d’édition, et qui dit master dit stage, qui dit master dit travail personnel, qui dit master dit salons littéraires et beaucoup d’autres trucs dans ce genre-là. Alors pour cette fois, le confinement, je commence un peu à en déprimer.

Je suis chez moi, à travailler sur des PDF de cours assez hardus (les genres littéraires avec Platon et Aristotes, bourrés de termes comme généracités, classement auctorial, cohérence polyphonique ou encore commentaire méta-discursif, tout ça sur seulement une page, par exemple), je perds carrément goût au travail.

Et puis il y a aussi cette espèce de résistance qui s’élève, là, par tous ces gens qui se croient invincibles et qui ne mettent pas leur masques, qu’ils aillent voir en salles de réanimation, ça va les calmer un peu. Tous ces gens qui sont prêts à gueuler dès qu’ils ne sont pas d’accord sur un truc, qui se révoltent et crient avant d’avoir mal, ça m’horripile. JE SAIS que le droit de vote des femmes a été adopté par la révolte, que la révolution française a eu lieu et a changé les choses, mais j’ai quand même l’impression depuis quelques temps que la France est insatisfaite et ne sait que gueuler.

Je vais sûrement me faire des ennemis, mais ceci est juste ma façon de penser, qui ne fait qu’évoluer, même si j’ai des difficultés à bien comprendre la politique, à prendre position sur des événements quand ils ne sont racontés que par les médias, et j’ai l’impression que plus j’apprends, plus je suis ignorante. Chaque nouvel apprentissage ouvre sur d’autres mystères qu’il me faut découvrir. Tout ça est infini et j’ai l’impression que je resterais ignorante à vie. Car l’Histoire, tout ça nous est raconté, donc ça restera toujours assez subjectif. Enfin c’est un autre débat.

Pfiou. Je crois que je vais m’arrêter là.

11 réflexions sur « Confinement, réseaux sociaux… Pourquoi je pète les plombs aujourd’hui. »

  1. Coucou, et wouaw! je me reconnais tellement dans ce que tu racontes là! C’est bien que tu l’exprimes, et je pense que j’aurais pas dis mieux. J’ai aussi ces phases ou je me dis que ce que je fais sur Booksta et tout ça ne sert à rien et d’autre phases où je suis super contente. Des phases où je suis bienveillante avec moi même et je prends les choses tranquillou et d’autres moments où je ressens la pression « plus d’abonnés, plus de likes,… » Et même si c’est rare et que j’essaye de prendre de la distance par rapport à ça (et je pense y arriver la plupart du temps) c’est vrai que quand ça arrive c’est super « malsain » (je sais pas si c’est le bon mot) mais en tout cas c’est anxiogène et vraiment pas top pour le moral et l’estime de soi.

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    1. Merci Jeannie pour ton commentaire ♥♥ « Malsain », oui c’est le terme !! Et anxiogène aussi. Je ne pensais pas que tu ressentais ça aussi, mais je me sens moins seule. Je trouve que de ton côté c’est super, tu fais ton petit bonhomme de chemin et c’est agréable à voir ♥

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  2. Les réseaux sociaux ont toujours été mauvais pour la confiance en soi, à moins de faire partie de l’élite des influenceurs. Je suis quand même content pour les quelques rencontres que j’ai pu faire grâce à ces comptes sur les RS. C’est pour ça que je suis abonné à peu de personnes, pour avoir des interactions. Sinon comme tu dis, tu deviens aussi un fantôme pour quelqu’un d’autre.

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    1. Oui j’essaie d’aller dans cette direction : peu d’abonnement mais du sérieux 🙂 Exactement, je préfère suivre quelqu’un sérieusement ! Tu sais que je crois que tu es la première personne que j’ai suivie sérieusement ? 🤔😁

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  3. lauradesmots 11/11/2020 — 18:37

    Rien à ajouter, tu as tout dit. On en a parlé… c’est compliqué tout ça, cette société qui nous conforme et qui en même temps crie hypocritement qu’il faut prôner la différence. La preuve sur booksta (et les réseaux sociaux en général) : les « gros » comptes publient toujours plus ou moins le même style de photo et de contenu. L’originalité passe après le « faut entrer dans le moule ». Et ça m’exaspère de plus en plus sur booksta, que j’ai envie d’y partir, mais je reste pour les gens, les rencontres. Mais tout ce que tu dis est vrai. Écrire et poster dans le vide, ça fait quand même mal au cœur. Force à toi ma Lise 🖤 et merci pour cet article

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    1. Merci pour ce message ma Laura ça me fait chaud au coeur 🖤🖤 Et oui on en a déjà parlé et je comprends ton point de vue. Comme l’a dit Quentin, je préfère suivre peu de personnes mais les suivre sérieusement ! Créer de vrais liens.
      Mais comme tu dis, « Écrire et poster dans le vide, ça fait mal au cœur ». Heureusement qu’on se soutient entre nous 🖤🖤

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  4. Je ne savais pas qu’il y avait ce genre d’application sur Instagram et je n’en saisis pas l’intérêt…
    Quant à ton agacement vis-à-vis des inconscients, je le partage complètement.

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  5. Allez Lise, faut pas déprimer ! J’étais très sceptique avant d’utiliser les réseaux sociaux, mais finalement, il y a des choses intéressantes. A condition de laisser tomber la course à la « popularité », qui ne peut apporter que de la frustration. Même les professionnels du Web et des réseaux sociaux le disent : ce n’est pas la quantité qui compte (en termes d’abonnés ou de like) mais la qualité des interactions.
    Cordialement,
    Aurélien

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  6. Pensee_nomade 12/11/2020 — 06:06

    Ton article est vraiment bien écrit, tout est dit et je pense que c’est un ressentis que bcp de personne ont et n’osent pas en parler, merci d’avoir trouvé les mots à cette frustration incessante des réseaux sociaux ! Malgré tout le partage et les échanges nous permettent de nous rapprocher de personnes que l’ont n’aurait jamais pu rencontrer autrement, et c’est tout de même un grand réconfort quand ton entourage ne comprend pas cette passion dévorante de la lecture…

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  7. Bonjour, on ne se connaît pas mais je suis tombée sur ton article et je le trouve très intéressant. Je pense que tu as parfaitement raison pour les réseaux sociaux. Sans pour autant tout quitter, sur un coup de tête, je pense que faire des pauses et prendre des distances, quand on en a besoin, peut être salvateur. En tout cas, bon courage pour cette période très compliquée pour tout le monde.

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    1. Bonjour, merci pour ton message !! Tout a fait, j’avais déjà fait une petite pause en décembre dernier et ça avait été assez bénéfique. C’est bien d’être sur les réseaux, mais à mon sens il faut savoir bien les utiliser et faire des pauses si nécessaires !
      Bon courage également 🙂

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